Téléphone Western


La Western Union, compagnie d’électricité, se rend vite compte de l’importance de l’invention de Bell et fait appel à Thomas Edison. Le 18 avril 1877, il met au point un émetteur téléphonique à la plombagine (carbone cristallisé presque pur); cet émetteur est le premier microphone.

Un an et demi après le dépôt du premier brevet téléphonique par Bell, Edison dépose le 19 décembre 1877 pour la Western Union un premier brevet d’appareil téléphonique. En 1877, la Western Union crée l’American Speaking Telephon Company et recrute Elisha Grey, rival malheureux de Bell. La compagnie Bell intente alors un procès à la Western et Bell est reconnu comme unique détenteur du brevet du téléphone. En 1882, Bell rachète les usines de la Western Electric, propriété de la Western Union. Il faut attendre 1894 pour que ce brevet tombe dans le domaine public et que des combinés puissent être produits par la concurrence.

En 1904, la Western Electric Company crée le modèle 20. Il est légèrement modifié en 1919 et est vendu sous le nom de modèle 50. En métal laqué noir et ébonite, ce modèle est composé d’un cadran chromé reposant sur le pied et d’un fût terminé par un microphone réglable. Latéralement, le combiné monobloc en cornet repose sur un crochet-pince formant commutateur. Le cordon torsadé est de couleur marron. Ce type de téléphone est alors très répandu aux États-Unis.

Ce poste est commercialisé en France avant la Première Guerre mondiale par la société G. Aboilard. C’est un des premiers téléphones dit à batterie centrale intégrale, c’est-à-dire que le courant électrique qui alimente est fourni par des accumulateurs installés au central téléphonique.

A propos

objet venant avant : Western Electric Modèle 20
objet venant après : Western Electric Modèle 202
date de création : 1919
date de désinvestissement :
largeur : 15 cm
hauteur : 32 cm
profondeur : 16 cm

Bibliographie

  • Carré Patrice A, Le téléphone, le monde à portée de voix, Gallimard, 1993, (Découvertes Gallimard Techniques), 128p.
  • Carré Patrice A, Téléphones d’un temps perdu, Regards sur un objet technique…, Éditions du Téléphone, 1996, 165p.

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