Cabine téléphonique 1900


Dans le souci de faciliter l’accès au téléphone pour le public, les premières cabines sont installées dans les bureaux de poste et les bureaux centraux téléphoniques dès 1885. Elles sont alors particulièrement imposantes.

L’Etat crée la première ligne importante, reliant le réseau de la ville de Reims au palais de la bourse de Paris, qu’il équipe de cabines téléphoniques. Dès 1885, des cabines téléphoniques sont ouvertes sur les réseaux de l’Etat et à partir de 1889 sur l’ensemble des réseaux français. L’Etat construit et exploite directement 16 réseaux et liaisons interurbaines, contre 11 pour la Société Générale des Téléphones.

Pour éviter toute fraude éventuelle, des dispositions techniques et commerciales sont prises pour que l’utilisateur du téléphone public règle effectivement le coût de sa communication avant que celle-ci ne soit établie. Apparaissent donc successivement les timbres-téléphone, les appareils à jetons, les appareils à pièces et les appareils à carte. Au départ, les cabines sont surtout installées dans des lieux publics, les bureaux de postes et les cafés.

Les cabines présentes à la bourse de Paris sont construites en chêne, capitonnées de moleskine et pourvues d’accoudoirs réglables tapissés de velours. Tout semble conçu pour le confort et l’intimité de la conversation. Le modèle ci-contre est muni d’un poste mural d’Arsonval. Les abonnés payaient leur communication par carte d’abonnement, par timbre-téléphone ou encore par bulletin de conversation.

A propos

objet venant avant :
objet venant après : publiphones
date de création : vers 1885
date de désinvestissement :
largeur : 107.5 cm
hauteur : 222.5 cm
profondeur : 107.5 cm

Bibliographie

  • Lecouturier Yves, Le patrimoine français des télécommunications, Collection La Patrimoine des Institutions Economiques, Flohic éditions, Paris, 2002, 565p.

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