Chappe Claude

Claude Chappe est né à Brûlon dans la Sarthe le 25 décembre 1763, au sein d’une famille de la petite noblesse. Il est le second d’une famille de sept enfants.

Dès sa jeunesse, passionné de sciences, il publie des articles dans le Journal de Physique. Il s’oriente au départ vers des études religieuses mais n’assure pas de fonction ecclésiastique. Il préfère se tourner vers les sciences, il s’intéresse tout particulièrement aux « fluides électriques ». Il réalise en 1789 sa première invention, un système d’électromètre. Il essaye d’appliquer l’électricité à la transmission des signaux télégraphiques, son idée était de correspondre grâce au synchronisme de deux pendules reliées par des conducteurs isolés et marquant électriquement les mêmes valeurs, ce fut un échec.

Grâce à l’aide financière de ses frères, il met au un point un moyen de communication optique permettant de transmettre des informations à distance. En 1791 il réalise sa première tentative de télégraphie aérienne et le 22 mars 1792 il présente cette invention à l’Assemblée législative. La première expérience officielle fut faite le 12 juillet 1793.

Cet appareil simple mécaniquement, nécessite une large organisation sur le territoire, il sera adopté par la Convention le 26 juillet 1793.

Il est alors nommé « ingénieur télégraphe aux appointements de lieutenant de génie ». Dans un contexte de guerres révolutionnaires son télégraphe optique est déployé sur l’ensemble du territoire, la première ligne construite relie Paris à Lille. 
Il compose, en collaboration avec un ancien consul de France à Lisbonne, Delaunay, un vocabulaire secret de 9 999 mots, dans lequel chaque mot était représenté par un chiffre.

En 1794 il prend en charge la production des matériaux télégraphiques et lance une fabrication nationalisée et standardisée qui permet une importante réduction des coûts. En 1801 les trois premières lignes télégraphiques alors construites passent sous sa responsabilité, il est nommé ingénieur en chef.

Claude Chappe se suicide le 23 janvier 1805 à Paris, dans la cour intérieure du ministère des Postes et Télégraphes, au pied d’une tour Chappe.

 

sources

  • Mémoires pour l’action, France Télécom, 1995, 220p.
  • FNARH, La famille Chappe, Editions de l'Est, 1991, 45p.